DOCUMENTS POSTAUX
relatifs au bureau de
LAMBESC
ou autres pour leur intérêt.

Vous trouverez ci-dessous:

- Lettre souhaitant la modification des dessertes de boites rurales de Lambesc.
- Carte de la route des postes en 1632.
- Carte de la route des postes en 1700.
- Carte de la route des postes en 1784.
- Prestation de serment d'un Facteur rural.
- Lettre concernant la perte d'un cheval par le postillon de St Cannat.
- Document de la Poste sur le timbre poste "Jacquemard de Lambesc".
- Documents relatifs au Prince de Lambesc.
- Historique et origine de la croix de Lorraine à Lambesc (Marcel Gazanhes)
- Le Général de Division Pierre Hugues Victoire MERLE.



Copie et transcription d'une lettre datée du 20 novembre 1832,
de M. Giraud, Directeur des postes à Lambesc à
M. de Castelet Inspecteur des Postes à Aix en Provence
pour modifier la desserte des boites rurales.

"Ayant appris par Monsieur le Maire de Pélissanne qu'il avait fait des réclamations à l'effet d'obtenir que sa commune fut de nouveau desservie par mon bureau, je me permettrai à ce sujet de vous faire part du plan que j'ai conçu.
Il me semble que si la commune de Lançon qui est très proche de celle de Pélissanne étaient toutes deux desservies par mon bureau elles y gagneraient beaucoup en ce que le facteur rural partant de mon bureau après le passage des deux courriers, prendrait avec les lettres de Pélissanne, La Barben et de Saint Cannat, celles de Lançon qu'il remettrait à un facteur relais de la commune de Pélissanne ou Lançon. De  sorte que ces deux communes pourraient avoir leurs lettres aussitôt et même avant le bureau de Salon.
Vous verrez que par ce moyen les deux communes y gagneraient et l'Administration aussi, puisque au lieu de donner 450F au facteur de Salon qui dessert Pélissanne et Lançon, elle trouverait pour 300F un facteur relais pour desservir tous les jours la commune de Lançon et mon facteur à qui il n'est accordé que 420F pour desservir les communes de Saint Cannat et La Barben, desservirait encore Pélissanne moyennant une augmentation de 50F, ce qui lui ferait 470F.
Je vous prie, Monsieur l'Inspecteur si vous trouvez mes observations justes, comme je crois, de les transmettre, dans le bien du service, sous les plus courts délai à l'Administration.
Vous voudrez bien me faire l'honneur d'une Réponse à ce sujet.
J'ai l'honneur d'être, avec le plus profond respect, votre très  obéissant serviteur
".

GIRAUD

Il semblerait que la demande n'ait été retenue que pour la boite rurale de Pélissanne.

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Route des Postes Lyon - Antibes en 1632


Sur le tracé de cette route, le village de Lambesc
n'est pas indiqué, ce qui suppose l'ouverture de son bureau de poste après 1632.

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Route des Postes Lyon - Antibes en 1700

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Route des Postes Lyon - Antibes en 1784


De nouveau St Cannat possède un relais de poste aux chevaux ainsi que Pont-Royal au détriment de Mallemort.
Sur cette carte l'on remarque les créations de dessertes transversales entre Orgon et Nîmes  ainsi qu'entre Avignon et Rémoulins.


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Procès verbal de serment du Facteur rural de Pont de Veyle.

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Copie et transcription d'une lettre datée du 19 octobre 1827, du Maitre du relais des postes de Saint-Cannat à Monsieur du Castellet, Directeur des postes, concernant la perte d'un cheval.

Saint Cannat 19 octobre 1827
Monsieur
Mon postillon Pierre qui perdit hier un cheval en conduisant la malle à Aix m'à rapporté que vous avez eu l'obligeance de dresser un procès verbal que vous avez fait signer aux voyageurs de la malle et au courrier. Je vous serai infiniment obligé, monsieur, d'avoir la bonté de remettre le procès verbal à mon postillon Antoine, pour que je le fasse passer à l'administration générale des postes, accompagné d'une lettre. Si je ne craignais d'être indiscret, je vous prierai d'en écrire une vous même, monsieur, persuadé que je sais qu'une recommandation de votre part, me ferait grand droit.
Agréer, monsieur, l'assurance de la considération distinguée avec laquelle j'ai de l'honneur d'être votre très humble et très obéissant serviteur.


Signe maçonnique et paraphe.

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Document édité par la Poste.

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Documents relatifs au Prince de Lambesc, dit "Le sabreur des tuileries"


Copie recto verso de la lettre de
Versailles du 27 décembre 1788 du Prince de Lambesc
au Comte de Puységur et de sa réponse


Transcription de la lettre avec sa réponse.



Signature du Prince de Lambesc. Descriptions et gravures de Prieur relatant les événements survenus aux tuileries le 12 juillet 1789.

Biographie du Prince de Lambesc par le Vicomte Fleury.
Livre édité en 1928

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Historique et origine de la Croix de Lorraine à Lambesc.

      

      

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Pierre Hugues Victoire MERLE

Le général de Division Pierre Hugues Victoire Merle prit sa retraite en 1816 à Lambesc, sa résidence se serait trouvée l Place de la Trinité.

Né à Montreuil sur mer le 26 août 1766.
Il s'enrole dans le 53ème régiment d'infanterie à Foix le 4 mai 1781, et obtint son congé le 4 septembre 1782.
Entré comme grenadier au 80ème régiment d'infanterie le 14 décembre 1784, il devient caporal de fusiliers le 1er avril 1789, fourrier de grenadier le 26, sergent-major le 18 avril 1791, sous-lieutenant le 19 juin 1792 et enfin lieutenant le 24 octobre suivant.
Merle était alors à l'armée des Pyrénées-Occidentales sous les ordres du Général Moncey, sa bonne conduite, autant que sa bravoure, lui valurent le 1er mai 1793 le grade de capitaine d'une compagnie d'artilleurs formée par arrêté du représentant du peuple Garau.
Commandant du fort Socoa, le 1er septembre 1793 il fut nommé Chef de bataillon d'artillerie que les représentants du peuple en mission à l'armée des Pyrénées-Occidentales, formérent le 1er germinal an II. Elevé au grade de Général de brigade le 25 du même mois, Merle se distingua le 22 thermidor à Tolosa. La ville était défendue par 8000 Espagnols, à la tête de deux escadrons de hussards du 12èmme, il exécuta une charge dans Tolosa même sur un régiment de cavalerie ennemi, le mit en déroute, lui tua un grand nombre d'hommes, lui fit 100 prisonniers, enleva 2 mortiers et Tolosa tomba en son pouvoir avec des magasins considérables de subsistances. Le Général Moncey, dans plusieurs rapports qu'il adressa au gouvernement fit souvent l'éloge du Général Merle.
Pourvu d'un commandement dans l'Ouest le 23 fructidor an III, le Général passa de l'armée des Côtes de l'Océan le 11 nivôse an IV à celle des Alpes le 23 méssidor suivant puis fut employé dans la 8ème division militaire le 22 vendémiaire an V.
Le Directoire, sur des rapports calomnieux, le fit arrêter et traduire par-devant un conseil de guerre le 22 fructidor de la même année. Son innocence ayant été reconnue à l'unanimité des voix, Il reçu l'ordre du Premier Consul d'aller prendre un commandement dans la 17ème division militaire le 19 nivôse an VIII, il se rendit ensuite dans la 14ème, fit parti de l'armée de réserve le 2 prairial, commanda une subdivision dans la 27ème division militaire en l'an IX, devint membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire an XII et enfin commandant de l'ordre le 25 prairial.
En l'an XIV, le Général servit avec distinction à la grande armée d'Allemagne. Gouverneur de Braunau le 8 brumaire, il se trouva à la bataille d'Austerlitz, eut deux chevaux tués sous lui et mérita d'être nommé Général de division le 3 nivôse.
Employé au corps d'observation des côtes de l'océan le 8 juin 1808, il retourna presque immédiatement en Espagne, y signala son arrivée par la prise de Valladolid, se porta de là sur Santander, concourut au succès du combat de Médina de Ripse et reçut le 4 septembre la décoration de grand officier de la légion d'honneur.
Devenu Baron d'Empire vers le même temps, le Général Merle, de concert avec le Général Mermet, culbuta le 15 janvier 1809 l'avant garde anglaise qui après avoir débarquée à La Corogne, s'était emparée des hauteurs de Villaboa.
Le Général Reyhier l'ayant chargé en 1810 d'une expédition dans les montagnes de Xérès en Estramadure, il y rencontra près de Salvatierra, l'avant garde espagnole nouvellement renforcée de 8000 hommes, il attaqua avec vigueur toutes ces troupes réunies, les battit et les dispersa entièrement.
Il combattit avec sa valeur accoutumée à Busaco au Portugal, eut le bras fracassé dans cette affaire par la mitraille et rçut une blessure grave à Oporto.
Mis en disponibilité le 24 novembre 1811, il reçut l'ordre le 26 avril 1812 d'aller prendre le commandement de la 3ème division de réserve destinée à faire la campagne de Russie. C'est lui qui, à la tête de la division couvrit le front de la place de Polotsk, qu'il protégea contre le corps d'armée du général Wittgenstein. Pendant la retraite de l'armée française il se fit remarquer à Polotsk où il repoussa victorieusement l'ennemi, malgré la supériorité numérique de ses forces. Obligé toutefois d'évacuer cette ville, le général Merle parvint à amener avec lui tous les bagages et plus de quarante pièces d'artillerie, qui lui furent opiniâtrement disputées par les russes. Les soldats surnommèrent ce beau fait d'armes "affaire de la nuit infernale". Merle joignit à ces importants états de service celui de conduire jusqu'en Pologne le reste de commandement de la 25ème division militaire.
En 1814, il se prononça pour la cause des Bourbons, adhéra un des premiers aux actes du gouvernement provisoire, reçut la décoration de Chevalier de Saint Louis le 27 juin et pris la direction de l'inspection générale de la Gendarmerie. Au mois de mars 1815, le général Merle accompagna le Duc d'Angoulème dans le midi de la France. Ce prince le chargea, conjointement avec le général Vogué, de la défense importante de Pont Saint Esprit, pour s'assurer une retraitesi le sort des armes ne lui était pas favorable. L'approche des troupes impériales dont le nombre augmentait chaque jour considérablement, détermina l'évacuation de cette place. Merle se disposant à faire mouvement à faire mouvement sur Mondragon écrivit au Duc d'Angoulème qu'il laissait cepandaunt Monsieur de Vogué à la garde du pont avec 150 gardes nationaux qui l'abandonnèrent presque aussitôt.

En 1816, à 50 ans le Général Merle obtint sa retraite avec une pension de 6000 francs, se retira à Lambesc, petit bourg de Provence et mourut lors d'une visite chez de la famille à Marseille le 5 décembre 1830.
Son nom est grave sur l'Arc de Triomphe de l'Etoile, coté ouest.

La glorieuse carrière militaire du Général Merle a surement généré une importante correspondance, qui ne demande, si l'on en retrouve quelques lettres, d'améliorer en qualité une collection l'histoire postale de Lambesc.

 

Pages du Registre de l'Etat-Civil de Lambesc du 18 décembre 1830,
concernant la transcription de l'acte de décès de Pierre Hugues Victoire MERLE, Général de Division
survenu à Marseille le 5 décembre 1830.

 

N° 131 Merle pierre hugues victoire.

L'an Mil huit cent trente le dix huit du mois de Décembre onze heures du matin nous premier adjoint remplissant les fonctions d'officier de l'état civil de la commune de Lambesc département des Bouches du Rhône par délégation de M. le Maire du onze novembre dernier. En vertu de l'article quatre vingt du code civil avons transcrit sur les présents registres l'acte de décès de pierre hugues victoire Merle Baron Lieutenant Général en retraite dont le dernier domicile était dans cette Commune et qui est décédé à Marseille rue neuve de l'amandier n°8 le cinq décembre présent mois, lequel acte de décès nous a été transmis par lettre de M. le sous préfet d'Aix à la date du seize de ce mois duquel acte la teneur suit.

Mairie de Marseille, Département des Bouches du Rhône.
L'an Mil huit cent trente et le six décembre à dix heures du matin. Acte de décès de pierre hugues victoire Merle décédé hier matin à dix heures Baron lieutenant général en retraite, Grand officier de la légion d'honneur, Chevalier de l'ordre royal et militaire de St Louis agé de soixante quatre ans né à Montreuil sur mer (Pas de Calais) domicilié et demeurant à Lambesc (Bouches du Rhône). Actuellement en cette ville rue neuve de l'amandier n°8. Epoux de françoise marie Bérenguier, fils de défunt joseph pierre Merle et de marguerite Battel sur la déclaration faite par etienne joachin jean baptiste Bérenguier neveu du décédé agé de trente six ans vérificateur de l'octroi domicilié et demeurant rue minimes n°60 et par louis Payen agé de trente quatre ans parfumeur domicilié et demeurant allée de Meilhan n°29 de constaté d'après le chapitre 4 titre 2 du code civil par nous antoine Liguins adjoint à la Mairie délégué aux fonctions d'officier de l'état civil et lecture faite aux déclarants avons signé  avec eux. Signé Bérenguier Payen antoine Liguins.
Collationné le neuf décembre Mil huit cent trente et ainsi délivré pour être transmis à M. le Maire de Montreuil sur mer (Pas de Calais) en vertu de l'article 80 du code civil. Le Maire de Marseille signé ant Liguins adjoint. Le préfet des Bouches du Rhône certifie véritable la signature de M. Liguins apposée d'autre part.
Marseille le quinze décembre 1830 par délégation la secrétaire général. Signé ...Vaisses
Certifié conforme à la Copie du dit acte de décès par nous adjoint délégué aux fonctions d'affaire en l'état civil laquelle la position nous avons assuré au présent registre à Lambesc les ans et jours susdits.

Bonnaud adjoint (signe d'appartenance à la franc-maçonnerie dans la signature)

En décembre  1830, le Maire de Lambesc était M. Granier, Bonnaud son premier adjoint le deviendra en 1831.
Le Maire de Marseille était Joseph Alexis Rostand , oncle d'Edmond Rostand l'auteur de Cyrano de Bergerac.
Le Préfet des Bouches du Rhône était Joseph Moustier Thomas.
A sa retraite le Général Merle résida à Lambesc, place de la Trinité. Un tableau le représentant et sa collection de pipes sont visibles au Musée de Lambesc.



En tête de lettre dite de "Cantinière" avec les effigies de l'Empereur Napoléon et de L'impératrice Joséphine.
Les cantinières suivaient les armées lors des campagnes et
proposaient diverses fournitures dont du papier à lettre décoré aux armes de divers régiments.

 

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